François Tosquelles et le travail

Avec la participation de Pascale Molinier (professeure de Psychologie sociale, université Paris 13 SPC), Éric Hamraoui (CRTD, équipe Psychosociologie du travail et de la formation, anthropologies des pratiques), Sophie Legrain (éditrice, Éditions d'une), Jean-Michel de Chaisemartin, Sylvie Esman et Jean-Luc Nimis, Paula Ignacio et Christophe Munier.

« Tosquelles a pensé de la façon la plus originale qui soit – pour son temps et pour le nôtre – l’importance du travail pour l’ensemble des êtres humains, malades, handicapés ou pas. On pense bien sûr à son livre Le Travail thérapeutique à l’hôpital psychiatrique (1967). […] Le travail met en scène, fournit la matière et la mise en drame de l’existence : « Le destin des pulsions n’est jamais joué à l’avance… Par ailleurs, qui dit “ pulsion ” dit engagement dans un travail de mise en forme. C’est la réélaboration du travail en question qui détermine la vie concrète et variable des hommes dans leurs espaces d’existence. Le travail […] déclenche l’imagination créatrice mise à l’œuvre dans chacun des groupes concrets dont chaque homme fait partie » (F. Tosquelles, Trait-d’union, Journal de Saint-Alban. Editoriaux, articles, notes [1950-1962], Paris, Editions d’une, 2015). Le travail permet [par ailleurs] de fabriquer du semblable, c’est-à-dire de réduire l’altérité comme figure imaginaire, menaçante ou dégradée. Cette fabrication du commun et du semblable est vraiment au cœur de ce que Tosquelles appelle le travail thérapeutique » (François Tosquelles et le travail, op. cit., p. 9-13).

Contact : Eric Hamraoui eric.hamraoui@lecnam.net

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